JE M'INFORME

Les produits que nous achetons et consommons ont des impacts considérables sur l’environnement, notamment en fin de vie : notre production de déchets a doublé en 40 ans ! Aujourd’hui, chacun d’entre nous produit en moyenne 590 kg de déchets par an, qui se retrouvent dans nos poubelles et conteneurs de tri (365 kg) et dans les déchetteries (225 kg).

Nous avons une influence directe et décisive sur ces impacts selon nos façons de consommer : lors de l’achat des produits, de leur utilisation ou quand nous nous en débarrassons…

 

Bien informés, nous pouvons faire des choix plus écologiques mais aussi plus économiques.

LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE, UN TRIPLE ENJEU

 

Dans le monde, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé. En France, on estime que  près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont jetées chaque année.

Les causes du gaspillage alimentaire sont nombreuses et liées notamment à la perte de valeur monétaire et symbolique de l’alimentation par rapport aux autres dépenses et activités, à l’évolution de la société et de l’organisation familiale, aux nouvelles façons de s’alimenter, au changement de rythme de vie…  Et les conséquences sont lourdes tant sur le plan environnemental, qu’économique ou  social.

 

 

LA RÉDUCTION DU GASPILLAGE RÉPOND À UN TRIPLE ENJEU :

Environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays dont le niveau d’activité se situerait en 3e position juste après celui de  la Chine et des USA,  en autre du fait de l’énergie nécessaire pour produire, transformer, conserver, emballer, transporter… C'est également un gaspillage de ressources naturelles conséquent et notamment d'eau.

Economique : le gaspillage alimentaire c’est inévitablement un gaspillage d’argent et il coûte cher : entre 12 et 20 milliards d’euros par an en France  soit l’équivalent de 159 euros par personne pour les seuls ménages.

Ethique et social : jeter de la nourriture est d’autant plus inacceptable dans la perspective d’une crise alimentaire mondiale, mais aussi dans le contexte social actuel propre à chaque pays y compris en France où l’on estime qu’1 personne sur 10 a du mal à se nourrir.

 

 

« DU CHAMP JUSQU’À L’ASSIETTE », TOUS IMPLIQUÉS

Le gaspillage alimentaire s’observe à tous les stades de la chaîne alimentaire et concerne tous les acteurs : producteurs, transformateurs, distributeurs, restaurateurs, transporteurs … sans oublier le consommateur même s’il n’a pas toujours l’impression de gaspiller. En effet, bien qu’il fasse preuve d’une certaine vigilance notamment à son domicile, le consommateur a malgré tout tendance à jeter : une accumulation de petites pertes quotidiennes (un fond de yaourt jeté à la fin du repas, la pomme oubliée dans la corbeille …) et des accidents ponctuels qui concernent de plus gros volumes, résultant d’une mauvaise interprétation des dates de consommation, d’un manque de rigueur dans la gestion du réfrigérateur, des stocks, ou encore d’un plat cuisiné dans de trop grosses quantités… Mises bout à bout, ces pertes  finissent par peser lourd : entre 20 à 30 kg par personne et par an, l’équivalent d’un repas par semaine, dont 7 kg de produits encore  emballés !

UN DÉFI COLLECTIF

L’objectif 2025 des pouvoirs publics est de réduire de 50 % le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire (Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, 2013). L’atteinte de cet objectif dépend de la mobilisation de tous : des professionnels mais également des consommateurs qui peuvent avoir un impact réel en adoptant de nouvelles pratiques de consommation. Et pour identifier les leviers d’action les plus efficaces, le consommateur peut en amont évaluer le gaspillage alimentaire chez lui en pesant par exemple ses déchets sur une ou deux semaines.

LA RÉDUCTION DES DÉCHETS, UNE PRIORITÉ

Réduction des dechets

Face à l’augmentation de la production de déchets, nous avons progressivement pris l’habitude de trier, un geste essentiel qui permet de fournir aux industriels des matières premières de recyclage de qualité. Mais cela n’est pas suffisant dans la mesure où le recyclage ne concerne pas, à ce jour, toutes les catégories de déchets. Certains d’entre eux doivent être incinérés ou stockés. Par ailleurs, la collecte et le traitement des déchets ne sont pas sans conséquence sur l’économie et sur l’environnement.

Il faut donc en premier lieu réduire les déchets c’est-à-dire éviter d’en produire et, à cette fin, nos choix au moment de l’acquisition des produits et la manière dont nous les utilisons sont déterminants.

En consommant de façon plus responsable et en utilisant mieux nos produits, nous pouvons :

en amont, préserver les ressources utilisées pour la fabrication des objets, dont certaines ne sont pas renouvelables ;

en aval, réduire de façon significative la quantité et la nocivité des déchets produits et ainsi limiter la pollution des eaux et des sols, les émissions de gaz à effet de serre, diminuer les coûts de collecte, de traitement et de stockage…

Et, bien évidemment, pour les déchets non évités, il est essentiel de bien les trier afin de les valoriser.

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