L’accident vasculaire cérébral est à l’origine de 30 000 décès par an et touche de plus en plus les moins de 65 ans, notamment les femmes.

En France, toutes les 4 minutes, une personne est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Plus étonnant, la population vieillit mais l’AVC touche de plus en plus les moins de 65 ans. Quels sont les signes annonciateurs ? Quels sont les bons réflexes à adopter ? Éclairage avec le docteur Eric Gauthier, directeur des affaires médicales de Boehringer Ingelheim France, laboratoire qui lance, avec la Fédération France AVC, une campagne d’information et de prévention.

L’AVC, qu’est que c’est ?

« Le terme AVC se comprend facilement ; accident : brutal, vasculaire : les vaisseaux ; cérébral : la tête », explique le docteur Gauthier. L’AVC survient lorsque la circulation sanguine vers le cerveau est interrompue, soit par un vaisseau sanguin bouché, soit par la présence d’une lésion provoquant une hémorragie. Les cellules du cerveau ne reçoivent alors plus l’oxygène. « Le cerveau est très sensible à cette souffrance. Près de 2 millions de neurones meurent chaque minute et les conséquences peuvent être lourdes », continue le docteur.

Les symptômes qui ne trompent pas

1. Paralysie du visage , la lèvre est tombante – le bon réflexe : demander à la personne d’essayer de sourire –. 2. La personne a du mal à s’exprimer – le bon réflexe : faire répéter une phrase simple. 3. Un membre est inerte – le bon réflexe : demander à la personne de lever les deux bras.

Quels réflexes adopter ?

Eric Gauthier énumère la marche à suivre face à une personne qui montre ces symptômes : « Une seule chose à faire : prendre son téléphone et composer le 15 tout en gardant son sang-froid. Donner le nom de la personne, dire que c’est une suspicion d’AVC et surtout ne pas raccrocher avant d’avoir donné la géolocalisation du patient, jusqu’au code de la porte. »

Et de poursuivre : « Cela se joue entre 2 et 4 heures après les premiers symptômes, chaque minute compte. »

Les facteurs de risques

Ils sont multiples, rappelle le docteur Gauthier : hypertension artérielle, facteurs génétiques, abus d’alcool, tabac, obésité, sédentarité, âge, diabète… « En améliorant nos modes de vie, on peut diminuer de 44 % le risque d’AVC. »

Enfin, selon une étude américano-japonaise parue en février 2016, le risque d’AVC est accentué par une mauvaise hygiène bucco-dentaire. La bactérie responsable, de type streptococcus mutant contenu dans la salive, peut se fixer aux vaisseaux et favoriser l’AVC.

Les femmes les plus touchées

« Il y a autant de décès d’AVC chez la femme que d’infarctus chez l’homme », rappelle le docteur Gauthier. C’est en effet la première cause de mortalité chez la femme. « Il y a un lien hormonal évident. L’alliance tabac-pilule a des conséquences dramatiques. La ménopause provoque aussi des perturbations biologiques qui peuvent générer des AVC. »

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L’AVC bénéficie depuis plusieurs années de progrès thérapeutiques mais il doit
continuer à être perçu comme une
urgence grave par le grand public.
Cela, avec un enjeu parfois vital : reconnaitre les signes d’alerte de l’AVC afin
de mettre en place au plus vite un traitement spécifique.

En présence des signes caractéristiques de l’AVC
(déformation de la bouche, faiblesse d’un côté du corps et difficultés à parler), composez
immédiatement le 15 (SAMU/centre 15).

Plus la prise en charge est rapide, plus les séquelles sont potentiellement limitées.

 

L’Accident Vasculaire Cérébral peut arriver à tout le monde, à tout âge !

Savoir repérer les premiers signes et alerter les secours rapidement, restent les meilleurs gestes pour éviter des séquelles graves, voir la mort de la personne.

Les signes à savoir distinguer :

– déformation du visage
– perte ou diminution de la vue
– perte de l’équilibre, chutes inexpliquées
– maux de têtes sévères, soudains et inhabituels
– paralysie d’un ou plusieurs membres
– problèmes de langage ou de compréhension

Dès que vous constatez ces signes sur vous ou un proche :

– mettez le au repos ( assis par terre ou allonger ou sur le côté)
– le couvrir
– appeler le 15 en donnant votre adresse complète, les signes observés et l’heure d’apparitions de ces signes.
– restez à coté du proche et surveiller son état.

 

Que faire face à ces symptômes ?

   

Dès l'apparition d'un des symptômes, même s'il est régressif, l'appel au 15 doit être immédiat.

L'AVC représente une urgence vitale qui doit être prise en charge le plus rapidement possible. Chaque minute est essentielle pour éviter des séquelles irréversibles (paralysie) voire le décès. 

Si vous avez un doute devant des signaux proches des symptômes de l'AVC, n'hésitez pas à vérifier par vous-même :

Un guide à l’intention des survivants de l’AVC 

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Votre cheminement après un accident vasculaire cérébral

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