Le Grand Est constitue l’une des zones au plus fort taux d’incidence de borréliose de Lyme en France métropolitaine. Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont particulièrement concernés. Une nouvelle étude menée en 2014-2015 vient de le confirmer, avec 117 cas relevés pour 100 000 habitants en Alsace, contre 51 au niveau national. Les taux d’incidence les plus élevés étant observés dans les secteurs situés à proximité du massif vosgien. 388 médecins ont participé à cette étude nommée « Alsa (ce) tique ».

La borréliose de Lyme est une maladie bactérienne vectorielle transmise par une piqûre de tique infectée (25 à 30 % le seraient). Lors de l’étude, sur les 672 cas de borréliose de Lyme retenus parmi les 932 signalements transmis, quatre sur cinq correspondaient à un érythème migrant autour du point de piqûre. Cette atteinte cutanée, quand elle est observée quelques jours ou semaines après la piqûre, doit amener le patient à consulter. Dans ces cas-là, explique le Pr  Yves Hansmann des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, « les signes cliniques suffisent » et donnent lieu à un traitement antibiotique.

Mise en garde contre les remèdes miracle

Sans traitement, il y a, dans les trois mois (voire plus) après la piqûre, dissémination vers les systèmes nerveux ou articulaire. Une sérologie s’impose alors : le test Elisa en premier recours ; suivi par le test Western Blot pour confirmer le premier s’il est positif.

Depuis des années, polémiques et controverses portent sur la fiabilité des tests sérologiques. Des patients en souffrance témoignent ici et là s’être tournés vers l’Allemagne. Pourtant, rappellent le Pr Yves Hansmann et son homologue du CHRU de Nancy, le Pr Christian Rabaud, les protocoles de diagnostics et soins sont strictement identiques chez nos voisns. Les spécialistes mettent en garde contre le recours à des tests « non validés scientifiquement et coûteux » [ils fleurissent sur internet, lire ci-contre] et à « des remèdes miracle au coût prohibitif ».

« Ne pas faire le diagnostic de borréliose de Lyme ne signifie pas que l’on ne peut pas soigner les patients », insiste le Pr Yves Hansmann, qui prône « la vigilance », pas « l’alarmisme, délétère pour les patients fragiles ». L’an dernier, un centre de consultations dédié aux maladies transmises par les tiques a été créé aux Hopitaux universitaires de Strasbourg. Il a pris en charge envion 50 patients chaque mois. A Nancy aussi, une consultation multidisciplinaire spécifique “maladie de Lyme” a ouvert au CHRU de Nancy. Le Pr Christian Rabaud en a dressé le bilan hier. 171 patients ont été reçus : à l’issue de la première consultation, 15 % des cas ont conduit à un diagnostic de borréliose certaine ou hautement probable, 49 % des cas à un autre diagnostic. Dans 19 % des cas, « la borréliose de Lyme a été exclue sans qu’un autre diagnostic soit retenu et sans que l’on considère nécessaire d’aller plus loin ».

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

La Borreliose de Lyme, plus communément appelée maladie de Lyme, est une infection bactérienne transmissible à l’homme par piqûre de tiques. Cette infection est répandue dans le monde et il est dénombré quelques milliers de cas par an en France. Lorsqu’elle n’est pas traitée, la maladie peut mettre plusieurs années à se développer. Les chercheurs parlent de maladie émergente, car les cas sont de plus en plus nombreux.



photo maladie de lymeSymptômes de la maladie de Lyme

La piqûre de tiques arrive le plus généralement au niveau des membres inférieurs. Elle peut aussi subvenir au niveau du visage chez l’enfant. L’évolution de la maladie se fait en trois phases dont les durées peuvent être très variables d’un individu à un autre. Les symptômes de la maladie de Lyme sont donc nombreux et se répandent sur plusieurs phases.

De plus, les périodes entre les phases peuvent être asymptomatiques d’un individu à l’autre. Néanmoins, plusieurs symptômes vous permettront de détecter la présence de cette infection.

Première phase de la maladie

La lésion cutanée représente la phase dite primaire de la maladie de Lyme. Vous devriez pouvoir diagnostiquer visuellement l’infection puisque les éléments les plus classiques se manifestent sur la peau. Une tache plus ou moins rouge, très semblable à une piqûre de moustique, devrait apparaitre très rapidement sur votre peau. La piqûre d’une tique évolue cependant dans le temps, puisqu’au bout de 3 jours, cette tache peut s’étendre et avoir un diamètre de deux centimètres.

Au bout d’un mois, la piqure continuera de s’agrandir et devrait atteindre les 10 centimètres de diamètre. Dans certains cas, elle peut même dépasser les 45 centimètres. Cette tache, appelée érythème chronique (ou ECM), ne démange pas et évolue toujours de façon centrifuge. L’ECM pourra, parfois, être entouré d’un anneau rouge. Attention, une inflammation peut être présente si cette partie est chaude.

Durant cette première phase, vous pourrez constater des :

  • Maux de tête ;
  • Poussées de fièvre ;
  • Frissons ;
  • Douleurs articulaires et musculaires.

Il est à noter que 20% des personnes atteintes par cette maladie, l’ECM reste très discret, disparait au bout d’un mois et l’individu n’aura pas remarqué sa présence. La maladie de Lyme passera totalement inaperçue et aucun traitement n’aura été pris. Ces cas peuvent être graves, puisque la maladie pourra se compliquer durant la seconde phase.

Seconde phase de la maladie

La deuxième phase de la maladie de Lyme peut subvenir quelques semaines, voire quelques mois après la première phase, soit la piqûre d’une tique et si aucun traitement n’a été pris par l’individu. Cette seconde phase pourra être définie à l’aide de plusieurs points comme des vertiges associés à une fatigue générale. Mais il est important de surveiller les points suivants :

  • Une apparition, comme durant la première phase, de lésions cutanées, soit de tache rouges ;
  • Des douleurs au niveau des articulations commenceront à apparaitre, avec de l’arthrite dans les grosses articulations comme les genoux, les épaules, les coudes, etc. ;
  • Des troubles neurologiques, des méningites, voire de paralysies faciales ;
  • Des troubles cardiaques dans certains cas, il a déjà été observé des syncopes, des palpitations, etc.

Il devient primordial de traiter la maladie, sans quoi la troisième phase pourrait se développer, des années plus tard pour certains individus, dans des conditions pouvant être très graves.

Troisième phase de la maladie

virus-maladie-lymeSi la maladie de Lyme n’a pas été traitée au cours des deux premières phases, la troisième pourrait se révéler fatale à l’individu infecté. Tous les symptômes précédemment cités s’aggraveront doucement, devenant chroniques, au cours de cette dernière phase qui peut se déclencher des années après l’infection.

Tous les organes pourront être infectés et s’étendront au niveau des nerfs, des yeux, des articulations jusqu’à contaminer le cœur et la rate. De plus, des atrophies de parcelles de peau pourra être constaté. Celle-ci deviendra très fines, voire transparentes et donnera un effet papier froissé tirant sur les rouges violets. Les conséquences cardiaques pourront aussi être grave en fonction des infections.

A noter que l’évolution vers cette troisième phase reste extrêmement rare, même dans le cas où l’individu n’aura pris aucun traitement.

Les causes, transmissions et recommandations

La maladie de Lyme est transmise à travers la piqûre, ou plus précisément la morsure, de tiques. Elle est transmissible chez l’Homme mais aussi chez de nombreux animaux. Il existe un très grand nombre de formes des bactéries Borrelia.

Malheureusement, il n’existe pas vraiment de moyen d’éviter d’être piqué en dehors d’éviter les endroits où les tiques pourraient être présentes, comme les forêt etc. De plus, leur présence et les incidences de l’infection peuvent varier en fonction des régions où vous vous trouver.

La seule solution reste donc d’être vigilent. Lorsque vous travaillez en pleine nature, ou que vous faites votre promenade dominicale en forêt, essayez de favoriser les vêtements longs par exemple. Les tiques s’attaquent généralement aux membres inférieures, donc un pantalon devrait être suffisant. Attention aux enfants, qui peuvent eux êtres mordus au niveau des membres supérieurs. Il vous faudra donc faire très attention. Une fois votre activité terminée, il est fortement conseillé de s’inspecter méticuleusement afin de voir si une tique ne s’est pas accrochée. Elles sont assez simples à identifier avec leurs quatre paires de pattes ainsi que leur tête dépourvue d’yeux. Le ventre gonflé de la tique signifie que celle-ci vous aura bien piqué, puisqu’elle aura commencé à boire votre sang.

Ne tentez surtout pas de la retirer en vous grattant. Nous vous conseillons d’utiliser une pince en se plaçant le plus près possible de la peau et en évitant l’éther. Une fois la tique retirée, désinfectez la zone.

Comment la diagnostiquer ?

diagnostic maladie de lymeComme nous l’avons vu ci-dessus, il est très difficile de diagnostiquer la maladie de Lyme. Les symptômes peuvent être très nombreux mais aussi indolores voire presque « invisibles ». De plus, il est très facile de confondre les symptômes décrits avec d’autres maladies. Lorsque l’on constate ces symptômes, il est conseillé d’aller chez le médecin rapidement et d’indiquer si vous avez été mordu par une tique. Lorsque l’individu ne sait pas s’il a été piqué par une tique, il pourra indiquer au médecin s’il a été dans des endroits susceptibles de contenir des tiques ; lors de balades en forêt par exemple. Il est à noter que les prises de sang ne permettent pas toujours de valider la présence de l’infection, surtout si le patient est toujours dans le premier stade de la maladie. Le médecin pourra aussi effectuer un électrocardiogramme afin de rechercher d’éventuels troubles auriculo-ventriculaire. Dans ces cas, une hospitalisation du patient devra être effectuée.

Dans les cas avancées de la maladie de Lyme, soit à partir de la seconde phase, des examens neurologiques seront nécessaires. Ils permettront de mettre en évidence une diminution des sensations, des forces musculaires ainsi que d’éventuels inflammation des nerfs.

Traitement de la maladie de Lyme

traitement maladie de lymeLa prise d’antibiotiques est obligatoire pour soigner l’infection causée par les tiques. Ces antibiotiques permettront d’éliminer complètement la présence des bactéries Borrelia, n’importe où qu’elle soit dans le corps de l’individu. Les complications de la maladie de Lyme peuvent être multiples.

Ceci étant, en fonction du temps passé depuis l’infection, et donc de la phase de la maladie, le traitement et les dosages pourront être totalement différents. La prise d’antibiotique devra se faire sur une durée minimale de deux semaines pouvant aller jusqu’à trois suivant les zones impactées par l’infection. Les symptômes devraient donc commencer à disparaitre et toutes complication pourra être éviter.

Dans les cas les plus avancées de la maladie, des antibiotiques de classe 3 devront être prescrits par le médecin. Ces médicaments devront être pris par voie intraveineuse sur des durées pouvant être beaucoup plus longues. Dans les cas d’hospitalisation, un corticoïde est souvent administré. Heureusement, la plus part des symptômes pourront être éradiqués.

Les complications possibles

Les complications vers la troisième phase sont extrêmement rares, mais elles existent. Il est donc important de consulter immédiatement un médecin si vous pensez avoir été mordu par une tique. De plus, tous les symptômes décrits ci-dessus ne disparaissent pas toujours complètement. Un traitement pour soigner la maladie de Lyme devra donc être pris pour essayer de soulager les manifestations qui seront devenues chroniques.

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